La lombalgie peut apparaître après un effort ou un faux mouvement, mais aussi se manifester progressivement ou sans raison évidente. Le mot « lombalgie » désigne simplement une douleur située dans le bas du dos : il donne un nom à la région douloureuse, mais ne nous explique pas encore pourquoi vous avez mal ni ce qui sera le plus adapté à votre situation.

Lumbago, tour de reins ou dos bloqué : de quoi parle-t-on ?

Parler de « lumbago », de « tour de reins » ou de « dos bloqué » ne signifie pas que vous avez trois problèmes différents. Ces expressions sont souvent utilisées lorsqu’une douleur lombaire apparaît brutalement.

Pourquoi le bas du dos peut-il devenir douloureux ?

Une douleur lombaire peut apparaître après un mouvement brusque, des gestes répétés ou un effort inhabituel. Elle peut également s’installer progressivement, sans événement précis.

Les muscles, les articulations, les disques intervertébraux ou, dans certaines situations, une irritation nerveuse peuvent participer à la douleur. Le niveau d’activité, la récupération, les habitudes de vie et le contexte général peuvent aussi influencer la manière dont votre dos réagit aux contraintes.

Il n’est donc pas toujours possible d’attribuer un mal de dos à une seule structure ou à un seul mouvement.

L’analogie des fuites et du seau

Pourquoi la douleur peut-elle apparaître lors d’un geste anodin ?

Imaginez le corps comme une machine parcourue de nombreux tuyaux. Avec les aléas de la vie, de petites fuites peuvent apparaître progressivement. Comme sous un évier, un seau recueille cette eau : il représente notre capacité à compenser les différentes contraintes.

Dans cette image, les « fuites » ne représentent pas nécessairement des lésions : elles symbolisent les différentes contraintes physiques, la récupération, le stress ou les habitudes de vie que le corps doit gérer.

Tant que le seau n’est pas plein, le corps continue à s’adapter sans symptôme particulier. Lorsqu’il atteint sa capacité maximale, il déborde. Un effort, un éternuement ou le simple fait de se lever d’une chaise peut alors être la dernière goutte, sans être l’unique responsable de la douleur.

Le geste qui précède immédiatement la douleur n’en est donc pas toujours la cause complète. Il peut simplement survenir après une accumulation de contraintes.

Quand un mal de dos nécessite-t-il un avis médical ?

La plupart des maux de dos ne sont pas des urgences. Il est toutefois important de savoir reconnaître certains signes qui doivent conduire à demander rapidement un avis médical.1

Une évaluation urgente est nécessaire en cas de :

  • baisse brutale ou importante de la force dans une jambe ;
  • perte brutale, importante ou étendue de la sensibilité dans une jambe ;
  • perte de sensibilité nouvelle au niveau du périnée ;
  • difficultés inhabituelles à uriner ou à contrôler les urines ou les selles ;
  • douleur apparue après un traumatisme important.

Si vous remarquez une diminution progressive de la sensibilité, celle-ci doit être évaluée avec attention. La nécessité d’un avis médical complémentaire dépendra de son évolution, de son étendue et des autres signes cliniques.

Il est également important de signaler une douleur accompagnée de fièvre, d’une altération de l’état général ou d’une aggravation inhabituelle. Des symptômes neurologiques anciens et stables doivent aussi être mentionnés, sans représenter nécessairement une urgence.

Et si la douleur descend dans la jambe ?

Une douleur partie du bas du dos peut s’étendre vers la fesse, descendre dans la jambe et parfois atteindre le pied. Selon son trajet et les symptômes qui l’accompagnent, elle peut notamment évoquer une irritation nerveuse. Ces éléments m’apportent des informations importantes pendant l’évaluation.

Lorsqu’elle descend plutôt à l’arrière ou sur le côté de la jambe, elle peut évoquer une sciatique.2 Une douleur située davantage à l’avant de la cuisse peut orienter vers une autre atteinte, comme une cruralgie.

Toutes les douleurs qui descendent dans la jambe ne sont donc pas des sciatiques. Je m’intéresse à leur trajet, mais aussi à la force, à la sensibilité et aux autres signes présents pour mieux comprendre la situation.

En savoir plus sur la sciatique

Comment se déroule l’évaluation au cabinet ?

Je commence la consultation par une anamnèse : un échange sur vos antécédents, votre état de santé général et vos habitudes de vie. Nous parlons ensuite de vos symptômes : leur apparition, leur évolution, ce qui les aggrave ou les soulage et leurs conséquences sur votre quotidien.

J’adapte ensuite l’examen clinique à votre situation. Selon vos symptômes, j’observe certains mouvements et réalise les évaluations articulaires, musculaires ou neurologiques nécessaires.

À la fin de cette évaluation, je vous explique ce que j’ai observé, ce qui peut être envisagé au cabinet et les éventuelles précautions à prendre. Si votre situation nécessite un avis ou un traitement médical, je vous oriente vers le professionnel approprié.

Quelle prise en charge peut être envisagée ?

Je ne traite pas uniquement une lombalgie : je prends en charge la personne qui se trouve devant moi. Deux patients ayant mal au même endroit ne recevront donc pas nécessairement le même traitement.

Je choisis les techniques en fonction de ce que nous avons identifié pendant l’anamnèse et l’examen clinique, mais aussi selon vos antécédents, vos objectifs, vos préférences et votre confort. Ces préférences sont toujours prises en compte dans le respect des précautions et des éventuelles contre-indications.

Le traitement peut associer des techniques manuelles ou instrumentales adaptées. Il n’existe aucune obligation de faire craquer pour bénéficier d’une prise en charge chiropratique.

Dans la grande majorité des cas, je vous propose également des mouvements ou des exercices adaptés. Ce que vous faites dans votre quotidien a autant d’importance que ce que nous faisons sur la table. L’objectif est de vous aider à reprendre progressivement confiance dans votre dos et à retrouver davantage d’autonomie.

Nous réévaluons régulièrement l’évolution de vos symptômes afin d’adapter la suite du traitement.

Faut-il faire une radio ou une IRM pour un mal de dos ?

Pas systématiquement. Dans de nombreuses situations, ce que vous me racontez pendant l’anamnèse et ce que j’observe lors de l’examen clinique apportent déjà les informations nécessaires.1

Une imagerie devient surtout utile lorsqu’un signe clinique doit être exploré, lorsque les symptômes évoluent de manière inhabituelle ou lorsque son résultat pourrait réellement modifier la conduite à tenir.

Si vous avez déjà réalisé une radio, un scanner ou une IRM, apportez-moi les images ainsi que le compte rendu. J’insiste sur les images : le compte rendu est la synthèse du radiologue, mais il ne les remplace pas. Les deux éléments sont complémentaires.

Je replace toujours l’imagerie dans son contexte. Ce qui apparaît sur une image doit être mis en relation avec vos symptômes et l’examen clinique : une anomalie visible ne suffit pas nécessairement à expliquer votre douleur.1

Consulter pour un mal de dos à Paris 11

Votre mal de dos est récent, revient régulièrement ou persiste depuis longtemps ? Je vous reçois au Centre Via Sana Père-Lachaise pour l’évaluer et déterminer avec vous ce qui peut être envisagé.

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Références

  1. Haute Autorité de Santé — Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune, 2019
  2. Assurance Maladie — Sciatique : comment être soulagé et quand consulter ?